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Butembo : le maire renforce la lutte contre le VIH/Sida en finançant l’achat des préservatifs

Pour faire face à la rupture de stock en intrants dans la lutte contre le VIH/Sida, la maire et le quatre communes de Butembo (Nord-Kivu)  appuient les zones de santé de Butembo et de Katwa pour l’achat des préservatifs. Selon Adelard Vinywasiki, superviseur en charge du programme national multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida en zone de santé de Butembo, cette contribution est un soulagement dans le contexte du taux élevé de la prévalence de cette maladie à Butembo.

Depuis octobre 2025, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa BaekiTelly Roger, et les bourgmestres de quatre communes ont résolu de renforcer la lutte contre le VIH/Sida.

 « En ce qui concerne la ville de Butembo, le maire de ville et les quatre bourgmestres ont pris la décision d’appuyer la zone de santé de Katwa et celle de Butembo, en leur apportant une modeste enveloppe pouvant aider à l’achat des préservatifs. Je pense que cela fait maintenant trois mois depuis que la décision a été prise, évidement après la séance qu’on avait eu à l’hôtel La charité ».

Un appui qui arrive à point nommé, alors que la ville fait face à la montée de la prévalence de cette maladie. Au moins150 nouveaux cas du VIH/Sida ont été enregistrés entre janvier et octobre 2025dans la seule zone de santé de Butembo au Nord-Kivu. « La moyenne par mois varie entre 20 et 25 nouveaux cas », révèle le superviseur en charge du VIH dans cette zone de santé, évoquant les conséquences de la rupture du stock en préservatifs.

« La maladie continue à faire des victimes, notamment à cause de la rupture du stock. Une autre conséquence c’est qu’il y a eu augmentation des cas de grossesses précoces chez les jeunes filles. Nous présumons que si ces jeunes filles avaient accès au préservatif, peut-être qu’elles ne seraient pas enceintes précocement » 

Plusieurs facteurs freinent encore les efforts de lutte contre cette maladie dans la région, ajoute encore Adelard Vinywasiki.Il cite notamment la pauvreté, les déplacements de la population dus à la guerre, la mauvaise utilisation du numérique, les mœurs et le manque d’éducation familiale.

Jackson Sivulyamwenge

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