
Le conseil local de la jeunesse de Musienene, dans le territoire de Lubero, condamne la violation récurrente de droits humains par des présumés Wazalendo. Inquiétude exprimée par César Maghuta, son président, dans une sortie médiatique ce lundi 27 octobre 2025. Cette structure juvénile appelle les combattants Wazalendo au patriotisme envers les habitants.
Extorsions, arrestations illégales, tortures… les combattants « Wazalendo » sont accusés de tous les maux. Malgré de multiples dénonciations déjà faites les organisations de la société civile, les incriminés restent insensibles, déplore César Maghuta, président du conseil local de la jeunesse de Musienene.
« Nous appelons les Wazalendo, au sens du patriotisme, de l’amour du prochain, au sens de discipline, mais aussi, nous demandons aux Wazalendo de collaborer souvent avec les couches de la société civile. Parce que tu ne peux pas être Muzalendo, sans défendre les intérêts de la population, mais c’est toi le premier à torturer cette même population. Les habitants sont victimes des actions que vous menez dans différentes entités. Mais quand la population veut s’exprimer, encore vous la traitez de mauvaise, vous l’arrêtez, vous la torturez. C’est pourquoi, nos jeunes Wazalendo doivent être plus professionnels dans leurs actions pour voir comment ils peuvent gagner la confiance de la population »
Face à tous ces dérapages flagrants, le conseil local de la jeunesse invite l’armée congolaise à ne pas laisser faire. « Il faut les dissuader », recommande César Maghuta.
« Au gouvernement, surtout les FARDC, même s’ils travaillent en synergie, en collaboration avec les groupes armés, nous leur recommandons de chaque fois contrôler, surveiller ces Wazalendo parce que ils sont en train de commettre des erreurs dans la communauté. Nos forces sont là, les autorités sont là, et sont saisies, mais il n’y a pas des actions qu’on peut mener contre tous ceux qui sont en train de faire ces erreurs dans la communauté. C’est pourquoi nous recommandons à notre gouvernement de sanctionner tout Wazalendo ou tout groupe qui est là pour torturer ou bien pour faire n’importe quoi contre la population ».
Il y a quelques jours ces hommes armés qu’on appelle « Wazalendo » ont interpellé le président de la société civile de Musienene avant de le transférer à Beni. Ce dernier était accusé de collaborer avec les rebelles de l’AFC/M23.
Il lui était aussi reproché de démoraliser les habitants face aux actions initiées par des Wazalendo à Musienene. Après quelques jours passés en détention, l’homme a été relaxé le weekend dernier grâce à l’intervention du commandant du secteur opérationnel Sokola1 Grand-Nord.
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