Santé

Crise humanitaire dans les prisons du Grand Nord-Kivu : le REDHO tire la sonnette d’alarme

Le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO) alerte sur une crise humanitaire qui frappe les prisons centrales de Beni (Kangwayi), Butembo (Kakwangura) et Lubero, privées de toute subvention publique depuis le début de l’année 2025.

Dans un communiqué publié ce lundi et parvenu à La Voix de l’UCG, REDHO dénonce l’absence totale de financement de la part du gouvernement congolais, pourtant garanti par la loi budgétaire.
Selon l’organisation, aucune aide n’a été allouée aux établissements pénitentiaires depuis janvier, alors même que le pays aborde son dernier trimestre. Normalement, chaque prison devrait recevoir des financements trimestriels pour couvrir les besoins vitaux des détenus : nourriture, soins de santé et hygiène.

Malgré ce vide budgétaire, REDHO félicite les responsables des trois prisons pour leur résilience. Pendant huit mois, ils ont réussi à maintenir les détenus en vie, mais au prix de dettes contractées auprès de fournisseurs locaux.

Le réseau des droits humains souligne cependant des effets graves : malnutrition sévère, propagation de maladies et plusieurs cas de décès enregistrés. Une situation qu’il qualifie de « violation flagrante de la dignité humaine » et qui pourrait encore s’aggraver si rien n’est fait.

REDHO lance un appel pressant au gouvernement central afin d’intervenir immédiatement pour restaurer la dignité humaine, même derrière les barreaux. L’organisation rappelle que la responsabilité de l’État en matière de droits humains ne s’arrête pas aux portes des prisons.

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