Butembo : des inondations fatales ce jeudi, un enfant retrouvé noyé à Vusenzera

La pluie qui a arrosé la ville de Butembo a causé des crues massives. Les rivières ont vomi leurs eaux, des principales aux secondaires, entraînant des inondations dans plusieurs quartiers de la ville. Kimemi, Wayimirya, Mususa et d’autres zones ont été durement touchées, et la vallée de Vusenzera n’a pas été épargnée. En quelques heures seulement, des pluies diluviennes ont frappé la ville, provoquant des dégâts matériels considérables.
Plusieurs maisons ont été submergées, des animaux ont été emportés, et des biens précieux ont disparu dans les eaux. Ces inondations ont également entraîné la mort tragique d’au moins deux enfants, pris dans les flots déchaînés dans la vallée de Vusenzera-Vuhesi.
« Il y a un corps sans vie qui nous est parvenu en provenance de Katulu. Il s’agit d’un enfant de cinq ans qui s’est noyé dans la maison », fait savoir Dr Yoga du Centre Hospitalier Katali.
L’une des causes principales identifiées de ces inondations est l’infrastructure de drainage inadéquate. Kahindo Mathe, une des victimes de l’inondation, a exprimé son désarroi face à cette situation :
» Quand il pleut, nous souffrons. Toutes les maisons se sont écroulées et toute la nourriture a été emportée par l’eau. À ce moment-là, nous ne savons pas si nous allons survivre. Les biens ont été emportés et les cultures détruites. Nous prions Dieu pour qu’il nous aide, mais nous ne savons pas comment nous en sortirons. Les maisons ont été complètement détruites et tout a été emporté. »
Par ailleurs, le pont situé dans la concession de l’ITAV, au niveau de l’abattoir, est désormais hors service. Rongé par les inondations, cette infrastructure essentielle reliant les quartiers Vuteste et Bwinyole au centre-ville est presque complètement affaissée dans les eaux de la rivière sur laquelle il repose. Cette situation complique sérieusement l’accès entre ces quartiers et le centre-ville, rendant la circulation difficile et dangereuse pour les habitants qui sont obligés d’emprunter des chemins détournés.
Georges Kisando Sokomeka
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