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L’opposition joue sa mission légale en contestant l’investiture du président Tshisekedi mais sans enjeux (Prof Muhesi)

Dans un régime démocratique à l’exemple de la République Démocratique du Congo RDC, l’opposition dispose du plein droit de manifester un avis contraire à celui du gouvernement en place. Cependant, cette faveur qui lui est légalement reconnue n’est pas dotée d’une force coercitive pouvant empêcher une action de la majorité au pouvoir.

C’est le point de vue du professeur Kahindo Muhesi Augustin politologue et enseignant d’universités à l’annonce d’une manifestation de contestation de l’opposition ce samedi 20 janvier date prévue pour l’investiture du président Félix Tshisekedi.  Conscient des forces et faiblesses des élections du 20 décembre 2023 ayant consacré la réélection du président Tshisekedi, le politologue pense que la seule chance pour l’opposition en organisant cette manifestation sera de faire entendre à nouveau sa voix.  Je vous propose de l’écouter.

« En démocratie chaque acteur politique individuel et politique a le droit de s’exprimer. C’est ce qui arrive dans notre pays à l’issue d’un processus électoral contesté et émaillé des beaucoup des faiblesses et des réussites.  Mais en dépit de cela, en démocratie il arrive que certains soient en train de célébrer la victoire au moment que d’autres   contestent. Il faut savoir qu’en politique ont dit : le chien aboie la caravane passe et donc je ne suis pas certain que la majorité au pouvoir puisse écouter d’une bonne oreille les revendications de l’opposition », opine-t-il.                                             

En dépit de la validation de l’élection de Félix Tshisekedi par la cour constitutionnelle,  les opposants Moise Katumbi, Matata Ponyo et Martin Fayulu remettent en cause la crédibilité desdits scrutins et demandent l’annulation de ce scrutin.

Elisha Kindy

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