Butembo : une incertitude grandissante à l’approche des festivités de fin d’année en raison de la menace du M23
La peur et la crainte s’emparent de la ville commerciale de Butembo au Nord-Kivu. Cette situation fait suite à l’avancée spectaculaire des rebelles du M23 vers les zones périphériques de la ville, plongeant ainsi la population dans une incertitude inquiétante à l’approche des festivités de fin d’année.
Certains habitants rencontrés au centre commercial témoignent de leur crainte face à l’extension des zones contrôlées par le M23, tandis que d’autres manifestent la volonté de rester fermes et prêts à défendre leur terre, quoi qu’il en coûte. Ils s’expriment tour à tour au micro de la Voix de l’UCG.
« Nous avons trop peur. Nous ne savons pas comment les festivités de fin d’année vont se dérouler ici à Butembo. Moi, je suis prêt à défendre ma patrie à condition que le gouvernement congolais nous ravitaille en matériel de guerre », témoigne Kambale Musavuli.
« Que le gouvernement congolais trouve au plus vite une solution pour cette guerre. Nous craignons que les civils trouvent la mort ici si jamais l’armée congolaise et le M23 s’affrontaient à Butembo. Les M23 larguent des bombes », craint Monsieur Paluku Meso, commerçant ambulant.
« Compte tenu de la situation actuelle, nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre pour notre pays », a confié un conducteur de taxi.
Pendant ce temps, les FARDC disent avoir bloqué l’avancée des terroristes RDF/M23 à Mambasa et repoussé plusieurs tentatives de débordement à Luofu, Kanyambi et Mighobwe dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), lors d’affrontements intenses sur trois jours.
« Face aux tirs orientés vers les agglomérations civiles à M’bingi le mercredi 18 décembre 2024, les FARDC se sont temporairement retirées pour protéger la population vulnérable », rassure le porte-parole de l’armée du Front Nord.
Les FARDC assurent leur détermination à récupérer toutes les zones occupées et appellent la population à ne pas céder aux rumeurs : l’ennemi n’est ni à Ndoluma, ni à Kitsumbiro, ni à Lubero-Centre. Les combats se poursuivent.
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