UCG/conférence : usage des stimulants sexuels, quelles conséquences sur la santé ?

Le thème sur « les conséquences de l’usage des stimulants sexuels sur la santé » était au centre d’une conférence scientifique à l’Université Catholique du Graben, UCG Butembo au Nord-Kivu, le samedi 08 juillet 2023. Organisé par les facultés de médecine humaine et celle de Pharmacie, ce thème a été développé par docteur le Docteur Johnson Tsongo Katirisa, encadreur des médecins stagiaires au département de gynécologie et obstétrique, faculté de médecine à l’UCG et le pharmacien Félicien Mbahingana.

En effet, certaines études menées montrent que de 15 à 49 ans, la plupart des enquêtés prennent les aphrodisiaques principalement pour prolonger le rapport sexuel d’abord puis le dysfonctionnement sexuel, enfin, plus l’âge augmente, des raisons comme les hémorroïdes sont évoqués.
Néanmoins, la consommation abusive des stimulants sexuels a des conséquences énormes sur la santé sexuelle quiénumère Tsongo Katirisa.
« Si nous devenons dépendant à ces histoires, nous nous tuons nous-même. Avec des conséquences comme les troubles gastro, des troubles cardiovasculaires, hypertensions, même la mort. Des corps que l’on trouve à l’hôtel alors que la personne est more en faisant le sexe. Ce n’est pas la sorcellerie, ce sont ces produits. Certains entraînent la vasodilatation. Car ils sont parfois non certifiés avec des alpha-bloquant, bêta bloquant,…. » , a-t-il dit.
Le pharmacien Félicien Mbahingana a souligné dans son exposé que ces médicaments ne doivent être pris qu’avec prescription du médecin.
« Les stimulant restent des médicaments qui doivent être utilisés en cas d’un problème bien diagnostiqué par un prescripteur parce que l’usage de ces stimulant doit être fait avec un contour bien déterminé chez une personne où on va contrôler beaucoup des paramètres. L’automédication par ces médicaments a des conséquences fâcheuses. »
Les problèmes sexuels sont très présents dans la région vue la culture qui rend tout ce qui a trait au sexe tabou. C’est pourquoi il faut orienter les médecins. Ces stimulants sexuels existent de plusieurs ordres et il appartient au médecin de les prescrire selon les besoins ont conclu les orateurs. Cette séance hautement scientifique a fini par une séance de questions réponses.
Hervé Mukulu
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