
Le calme peine à revenir à Samboko-Chanichani, localité située à une trentaine de kilomètres au nord-est de la commune d’Oicha, dans le groupement Bambuba-Kisiki, territoire de Beni au Nord-Kivu. Cela, après de violents affrontements qui ont opposé, lundi 06 octobre dernier, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à un groupe de combattants Mai-Mai se réclamant de « Wazalendo FAR-W », ayant établi leur base dans cette agglomération.
Selon Patrick Musubao, président du noyau local de la société civile du groupement Bambuba-Kisiki, à l’issue des affrontements du lundi dernier, l’armée n’a pas réussi à déloger le groupe armé, entraînant des actes de représailles contre les civils. Depuis, l’agglomération s’est vidée de la quasi-totalité de ses habitants, dont la plupart prennent la direction de Mayimoya et Oicha.
« Les activités socio-économiques sont paralysées. Ce que nous déplorons, c’est le comportement de ces Mai-Mai qui s’attaquent à l’armée loyaliste. En tout cas, ils ne méritent pas d’être appelés Wazalendo, parce que les Wazalendo ne peuvent pas combattre l’armée. La conséquence, c’est que les écoliers et élèves qui venaient de bien démarrer l’année scolaire ont été contraints de fuir avec leurs parents, craignant pour leur sécurité », déplore-t-il.
Le groupe armé FAR-W, établi à Samboko-Chanichani, est commandé par un certain Leteki. Il est accusé de plusieurs exactions contre les civils. À plusieurs reprises, la société civile a appelé ses combattants à intégrer le processus de paix, soit en déposant les armes, soit en combattant aux côtés des FARDC sous le label Wazalendo.
Jackson Sivulyamwenge
Partager:



