Lubero : des nouvelles vagues de familles déplacées sont arrivées après l’assistance de PAM
Après la ration alimentaire distribuée depuis octobre dernier par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) à Butembo, Musienene et Lubero-centre, les déplacés de guerre se trouvant dans ces entités n’ont reçu aucune autre assistance humanitaire. Pourtant, d’après la société civile du territoire de Lubero, la situation humanitaire des personnes déplacées s’est davantage dégradée.
Les conditions de vie de déplacés se sont davantage détériorées, conséquences de récents affrontements entre les FARDC et le M23 à Matembe, Alembongo et Mambasa au sud de Lubero et les récentes attaques attribuées aux terroristes ADF dans le secteur des Bapere et une partie de la chefferie des Baswagha. Ces événements ont entraîné de nouvelles vagues de familles déplacées en direction de plusieurs axes qui sont venues s’ajouter à d’autres qui existaient bien avant octobre 2024, fait savoir Muhindo Tafuteni, président des forces vives de Lubero.
Dans leurs lieux de refuge, le premier besoin est médical parce que presque toutes les formations sanitaires se trouvent en rupture de stocks en médicament.
« Il faut reconnaître que dans cette zone, il y a un problème par rapport à la santé. Donc, il y a moins de médicaments dans cette zone pour ne pas dire qu’il n’y a plus de médicaments, puisque les stocks de structures sont déjà presque vides, vu qu’il n’y a plus de moyens de ravitaillement de médicaments dans cette zone. A Kasugho par exemple, où la malaria bas record, c’est très grave, et beaucoup de gens sont traités à Lubero avec moins de moyens, et la vie déplacés est vraiment exposée dans ce domaine sanitaire. Il faut aussi reconnaître que l’axe du côté ouest du lac Édouard, c’est la malaria aussi qui domine. Il faut alors comprendre que si la malaria domine là-bas, les vies des personnes ou des déplacés sont aussi exposées », décrie Muhindo Tafuteni.
Outre le besoin en médicaments, ces personnes qui, pour la plupart, ont abandonné leurs champs dans leurs villages de provenance, ne peuvent se trouver en manger.
« À part l’assistance que PAM avait donnée par rapport à ce domaine de vivres, de Lubero jusqu’à Butembo, j’ai l’impression qu’il n’y a pas une autre organisation qui a donné à manger, et donc ces gens n’ont pas vraiment à manger comme tel », a-t-il poursuivi.
Pour rappel, en trois phases soit octobre, novembre et décembre 2024, le programme alimentaire mondial a distribué la ration alimentaire à plus 148 923 personnes sur trois sites, à savoir Butembo, Musienene et Lubero. Après lui, aucune autre assistance n’a été organisée.
Jackson SIVULYAMWENGE
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