Ce n’est pas encore l’issue favorable à la grève administrative des médecins et infirmiers de la ville et du territoire de Beni au Nord-Kivu, grève décrétée depuis Mai 2024 à la suite de la mort de l’infirmier titulaire et du comptable du Centre de santé de référence de Pasala en secteur de Beni-Mbau qui avaient été tués lors d’une attaque de cette localité par les terroristes ADF.
Deux mois après, une délégation de l’intersyndical des prestataires de soins de cette région se trouve en mission de plaidoyer à Kinshasa. Selon Dr Godefroid Mbeho son président, la délégation doit rencontrer respectivement la Première ministre cheffe du gouvernement, la ministre de la Santé, celui de la Défense, le ministre de la fonction publique ainsi que celle des affaires sociales. Pour lui, le message à leur passer est très claire :
« C’est pour réclamer la sécurité des prestataires de soins ainsi que des malades, l’indemnisation des familles de nos collègues tués en plein service, la réhabilitation des structures sanitaires incendiée, la prise en charge de prestataires de soins par le gouvernement. Nous sommes en train de voir progressivement ces autorités, donc nous sommes déjà passés par quelques ministères, et lorsque nous serons de retour nous allons faire la restitution. Sinon, nous sommes écoutés et nous espérons que l’autorité va agir ».
Toutefois, prévient Dr Godefroid, la grève administrative n’est pas levée. Celle-ci consiste au boycott d’expédition des rapports à la hiérarchie et aux partenaires, boycott de supervisions et participation aux réunions des bureaux des zones de santé et ce, jusqu’à ce que ces revendications trouvent de réponses favorables de la part des autorités.
Jackson SIVULYAMWENGE
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