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Ebola à Butembo : les visites suspendues à la prison de Kakwangura

Au vu de la résurgence de la maladie à virus Ebola en ville de Butembo, les visites de masse sont désormais suspendues à la prison centrale de Butembo, Kakwangura. Cette mesure vise à prévenir l’importation du virus vers ce centre pénitentiaire. Maître Katembo Mirembe a, au cours d’un entretien avec La Voix de l’UCG, jeudi 3 septembre 2026, salué cette initiative qui va tant soit peu protéger les détenus.

À l’entrée de la prison centrale de Butembo, c’est un dispositif de lave-mains qui est installé. Il est accompagné d’un thermoflash utilisé pour le prélèvement de la température des rares personnes qui peuvent y entrer. Seuls certains organismes humanitaires et quelques proches des détenus qui amènent des denrées alimentaires sont autorisés à entrer dans cette prison. Les visites à l’intérieur de cette prison ne sont plus autorisées. Cela, de peur que les visiteurs ne contaminent les prisonniers. Le président de la Nouvelle société civile du Congo en ville de Butembo, Maître Katembo Mirembe Syavughangise, salue cette mesure sanitaire.

« Les détenus sont, justement, dans des conditions qui ne sont pas favorables. Comme nous traversons actuellement en ville de Butembo une situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola, nous saluons la mesure qui est déjà prise par le directeur de cet établissement pénitentiaire, allant dans le sens de suspendre les visites au sein de cet établissement pénitentiaire. Au-delà, justement, des visites qui peuvent être peut-être liées à des assistances humanitaires ou à apporter de l’aide humanitaire aux personnes en détention dans cet établissement pénitentiaire, les visites à l’intérieur de la maison carcérale sont déjà strictement interdites. Il y a déjà des dispositifs de lave-mains et des thermoflashs pour prendre la température ».

Bien que cette mesure soit prise, Maître Katembo Mirembe rappelle que les prisonniers vivent dans une promiscuité à Kakwangura. Il pense que les juridictions militaires, ayant des effectifs considérables dans cette prison, devraient organiser des procès pour que les détenus soient fixés sur leur sort. Parallèlement, il estime que l’auditorat militaire de la garnison de Butembo devrait libérer les détenus arrêtés pour des faits bénins, sous condition, afin d’éviter la propagation d’Ebola dans cette prison.

« Nous demandons, surtout aux juridictions militaires qui ont des effectifs les plus élevés surtout le tribunal militaire de garnison de Butembo, de pouvoir accélérer les procédures judiciaires ou les procès, ou de voir comment déjà organiser des procès pour ceux-là qui attendent depuis longtemps leur sort par rapport aux dossiers qui les clouent dans cette maison carcérale. Cela pourra peut-être amener à ce que cet établissement soit désengorgé. Dans le cadre du désengorgement, nous invitons aussi, justement, l’auditorat militaire de la garnison de Butembo à se pencher et à voir comment désengorger cet établissement pénitentiaire. Surtout pour ceux-là qui peuvent être en détention pour des faits qui ne sont pas graves, des faits bénins : ceux-ci doivent être libérés sous certaines conditions. Voilà ce qui peut encore contribuer à amener à ce que cette maison soit épargnée de cette épidémie ».

Actuellement, la prison urbaine de Kakwangura compte en son sein 1 343 détenus. Cette prison avait pourtant été construite à l’initiative de Mgr Kataliko pour une capacité d’accueil de 200 prisonniers.

Glodi Mirembe

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