L’épouse du patient interné au centre de transit (CT) des Cliniques universitaires du Graben (CUG) dément l’affirmation de sa fille selon laquelle ils auraient été maltraités. La famille n’étant pas informé du circuit du malade aux Cliniques Universitaires du Graben, elle a paniqué. Alors qu’il s’agit plutôt d’une procédure normale dont la majorité des malades découvrent en cette période de la maladie à virus Ebola. Dans le CT, on isole les suspects pour limiter la propagation de la maladie à virus Ebola et les autres épidémies comme la cholera et autres. Elle l’a déclaré ce lundi 31 août 2026, au cours d’un entretien accordé à La Voix de l’UCG. De son côté, le personnel soignant des Cliniques universitaires rassure quant à la bonne évolution de la santé du patient.
Le fait remonte à la soirée du samedi 29 août lorsque le père de famille a été transféré du Centre d’hospitalier Heshima Letu (Chez les handicapés) aux Cliniques universitaires du Graben, après avoir accusé une baisse d’hémoglobine. Une fois aux Cliniques, la famille n’était pas informée de la procédure d’accueil mise en place dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola. Masika Caroline, épouse du malade, explique que c’est une méconnaissance de la procédure qui a été à l’origine de la panique, amenant ainsi sa fille à diffuser des messages vocaux sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp.
Parlant de la bouillie à laquelle sa fille fait allusion, Masika Caroline indique qu’elle n’était pas au courant qu’en isolement au Centre de de transit, le patient était entièrement pris en charge, y compris sur le plan alimentaire. En rappelant que les malades sont parfois exigeants sur le plan nutritionnel en raison des habitudes personnelles, elle appelle à l’apaisement de la population qui a suivi ces notes vocales sur les réseaux sociaux.
Elle remercie par la même occasion les Cliniques universitaires du Graben pour les bons soins prodigués à son époux, dont l’état ne cesse de s’améliorer.
« On amène la nourriture au malade, c’est vrai, mais vous savez qu’un malade est toujours comme une femme enceinte. Parfois, cette dernière a envie de légumes, alors que vous avez préparé une sauce à base de viande de bœuf ou de chèvre, et ne sera pas d’accord avec vous. Elle voudra seulement ce dont elle a besoin. Mon mari a tout ce qu’il lui faut et l’hôpital cuisine pour lui. S’il n’a pas besoin de quelque chose, nous n’apportons rien non plus. De mon côté, je trouve que la prise en charge est meilleure, parce que mon mari est très bien suivi, ici au CT de l’UCG. Que ceux qui ont appris à travers les réseaux sociaux ce qui s’est passé s’apaisent. Celle qui a parlé a juste paniqué », explique Masika Caroline.
Au vu de cette situation, Henri Paluku Nzanzu, agent aux Cliniques universitaires du Graben, indique que la communauté devrait comprendre que le protocole a complètement changé en raison de la maladie à virus Ebola. L’objectif est de limiter la propagation de la MVE, mais également de protéger le personnel soignant de la structure sanitaire. Il signale que le taux d’hémoglobine du malade a été remonté et que son état est désormais stabilisé.
« La procédure a changé. Avant, quand les gens arrivaient, on leur donnait les papiers pour le triage et ils allaient directement à la réception. Pour le moment, on commence à différencier les cas. Si vous présentez au moins trois signes plus la fièvre, on doit d’abord vous isoler. On fait ensuite les examens à l’intérieur du triage. Si le test de la Maladie à Virus Ebola (MVE) sort négatif, vous êtes orienté vers le service concerné. Mais s’il sort positif, on vous achemine au Centre de Traitement Ebola (CTE). La procédure a changé pour que les gens ne pensent pas qu’en arrivant ici, ils vont passer directement dans les services. Il faut trier tout le monde, et il faut que la population comprenne ce que nous sommes en train de faire pour le moment. La maman est revenue à la raison quand elle a vu que le papa s’est bien réveillé et commence à causer. Elle est très contente. On a remonté son taux d’hémoglobine et le papa évolue bien. Elle est très contente, c’est-à-dire que ça va ».
Il sied de rappeler que de fausses informations circulent de plus en plus sur les réseaux sociaux concernant la maladie à virus Ebola. « Il faut venir et voir ce qui se passe de vos propres yeux », sensibilise Henri Paluku. La vérification de toute information avant son partage s’avère donc indispensable pour éviter les rumeurs.
Pour rappel, au 30 août 2026, la zone de santé de Butembo compte 164 cas confirmés et 112 décès, alors que celle de Katwa en compte 376 cas confirmés pour 271 décès. La zone de santé de Beni enregistre quant à elle 138 cas confirmés et 108 décès.
Glodi Mirembe
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