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Butembo : insalubrité au centre commercial, Kalumu Service et  plateforme de galeries se rejettent la responsabilité   

A Butembo au Nord-Kivu, quelques jours de l’expiration du délai accordé aux tenanciers de boutiques et magasins se trouvant dans différentes galeries par le maire, leur demandant de placer des poubelles devant les portes de leurs échoppes pour lutter contre l’insalubrité au centre commercial, les concernés soutiennent la mesure de l’autorité et s’engagent à la mettre en pratique. Cependant, par le biais de Dédé Viso, membre du comité directoire de la galerie Sion, la plate-forme des galeries accuse la  société Kalamu Service ne pas remplir sa part du contrat en procédant au ramassage des immondices.

Dans un entretien ce jeudi 25 septembre avec La Voix de l’UCG, Dédé Viso affirme avoir pris acte du message du maire, faisant remarquer que la plateforme des galeries s’emploie à sensibiliser ses membres à s’y conformer. Cependant, déplore-t-il, c’est l’entreprise en charge du ramassage des immondices qui ne remplit pas correctement sa mission.

Ça fait longtemps que le maire nous sensibilise à cela,  et nous, en tant que représentants de commerçants, nous faisons de même. Nous les encourageons à avoir des petites poubelles devant leurs portes pour éviter la saleté dans les boutiques. Ensuite, les sentinelles de la galerie nettoient et rassemblent les déchets pour que Kalamu les récupère. Malheureusement, aujourd’hui voilà qu’il est déjà 12heures, les déchets sont encore là. On se demande ce qui empêche Kalamu de passer tôt le matin, afin que les commerçants trouvent une galerie propre.

En réaction Kalumu Service rejette ces accusations. Son PDG Nzuva Kalwire affirme que certains commerçants ne payent la somme d’argent alloué à ce travail, une insolvabilité qui ne lui facilite pas la mission.

« Ils sont moins nombreux, ceux qui ont déjà compris qu’il faut payer pour rendre la ville propre, mais nombreux ne s’acquittent pas. Et nous, nous ne sommes pas là pour traduire les gens en justice. Alors, ce que nous faisons c’est de laisser leurs déchets devant leurs portes, une manière de les interpeller pour qu’ils s’acquittent de notre dû et que nous soyons capables de remplir notre mission, celle de ramasser les déchets.

 « C’est faux », rétorque Dédé Viso de la plateforme des galeries. Tout en reconnaissant l’existence des arriérées, Dédé Vison précise qu’un consensus a déjà été trouvé avec la délégation de Kalamu. Il avait été convenu que ces arriérées seraient versées progressivement à Kalamu. Dans cette confusion, la plateforme des galeries appelle le maire à auditer l’entreprise Kalamu Service accusée d’incapacité à assainir la ville.

Julienne Muhima

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