
Lancement ce mercredi 11 mars à Beni de la campagne de prévention des décès maternels et infantiles. L’initiative vise à sensibiliser les prestataires des structures sanitaires sur leurs responsabilités afin d’améliorer la qualité des soins aux femmes enceintes et aux nouveau-nés.
Cette activité organisée par la Division provinciale de la santé (DPS) du Nord-Kivu en collaboration avec le Programme national de communication pour la promotion de la santé (PNCPS) s’inscrit dans la vision du gouvernement congolais qui ambitionne d’atteindre zéro décès maternel d’ici 2030.
« L’objectif fixé par le chef de l’État est de réduire jusqu’à zéro cas de décès maternel pour 100 000 naissances vivantes. Ces dialogues permettent aux prestataires de comprendre et d’assumer pleinement leurs responsabilités », explique Désiré Buyana, coordonnateur du programme.
Les séances de dialogue ciblent les prestataires de soins pour les sensibiliser sur leurs responsabilités techniques, morales et sociales dans la prise en charge des patientes. Ces échanges permettent de réduire les erreurs médicales et de mieux accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse.
Lors de la séance inaugurale au Centre Hospitalier Carl Becker de Mabakanga, sa directrice médicale, Dr Aline Bahati, a reconnu que certaines erreurs techniques et d’accueil peuvent désorienter ou traumatiser les patientes.
« Dans la prise à charge, il peut y avoir des erreurs techniques que nous, prestataires, nous commettons pendant que nous sommes entrés de soigner. On nous a parlé de la façon dont nous abordons les patientes à partir de l’accueil, on peut les traumatiser ou on peut les désorienter. Bon, après les échanges, nous venons d’ajouter un plus, qui va nous aider à réduire sensiblement le taux de décès maternel dans notre milieu ».
À l’issue de ces échanges, les prestataires se sont engagés à soutenir la vision « Zéro décès maternel à l’horizon 2030 », renforçant ainsi la qualité des soins en zone de santé de Beni.
La RDC a enregistré 197 décès maternels en 2024 et 252 en 2025. Les principales causes identifiées incluent les hémorragies, l’hypertension pendant la grossesse, les infections, l’arrivée tardive à l’hôpital, les avortements à risque et la malnutrition. A partir de cette campagne, la DPS et PNCPS veulent travailler à renforcer la qualité des soins et à responsabiliser des prestataires de santé au Nord-Kivu.
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