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Enfants de la rue à Butembo : entre survie quotidienne, dérives et exploitation par les groupes armés

Le phénomène des enfants de la rue reste une réalité en ville de Butembo, où ils ne cessent de déambuler à travers les artères et avenues. Ce constat a été réalisé ce lundi 13 avril 2026 par Reagan Bangaghe, activiste des droits des enfants en ville de Butembo, au cours d’un entretien avec La Voix de l’UCG. Il indique que, malgré leur présence dans les rues, des efforts sont en train d’être faits pour les réintégrer dans des familles. Butembo, enfants de la rue,

Cet acteur œuvrant pour la protection des droits des enfants fait observer qu’au centre-ville de Butembo, certains enfants de la rue exercent un travail ambulant la journée. D’autres se livrent au vol de biens auprès des passants. Le soir, abandonnés, ils s’illustrent par la débauche et la prise de drogues, voire de boissons fortement alcoolisées quotidiennement.

Reagan Bangaghe, qui déplore cette situation, regrette que les enfants soient également exploités par des combattants de groupes armés. Cela fait suite aux déchirures des familles et aux déplacements dus à l’hémorragie sécuritaire.

« Ils passent tout leur temps dans les rues et avenues en ville de Butembo, du matin au soir, du lundi au vendredi. En plus d’être des enfants qui vivent dans la rue, en plus de prendre de la drogue et de l’alcool, ils sont même utilisés ou exploités par les groupes armés. C’est en tout cas une situation déplorable, et elle est due parfois à des déchirures familiales ou des mésententes familiales. Il y en a d’autres, effectivement, qui sont dans la rue parce qu’ils se sont retrouvés à Butembo après s’être déplacés d’ailleurs, et ils sont à Butembo sans aucun membre de leur famille ».

Reagan Bangaghe indique que des mécanismes sont en train d’être mis en place pour que ces enfants regagnent leurs familles initiales à travers le Parlement d’enfants Butembo-Lubero. À l’en croire, les parents devraient accompagner cette action, tout en veillant à la bonne éducation de leurs enfants et en ne les chassant pas en cas de manquement.

« La solution n’est pas de les chasser ou de les envoyer dans la rue ; la solution, c’est plutôt d’éduquer et d’aider cet enfant à cesser ces comportements s’il a l’habitude de voler, par exemple. Il faut donc privilégier une éducation de base solide, mais aussi privilégier des solutions et des punitions appropriées lorsque les enfants commettent des erreurs ou des fautes au sein de leurs familles. À tous les parents qui ont leurs enfants dans la rue, ou qui ne savent pas où leurs enfants se trouvent probablement que ces enfants sont dans la rue nous appelons en tout cas tous les parents à reprendre le contrôle de leurs enfants et à bien les encadrer. Il faut retirer leurs enfants de la rue et les ramener dans leurs familles. Avant d’envoyer les enfants à l’école, qu’ils apprennent d’abord aux enfants les manières de vivre ».

Il faut le savoir, la Journée internationale des enfants de la rue a été célébrée ce 12 avril. En ville de Butembo, des activités de sensibilisation n’ont pas été organisées pour cette année.

Glodi Mirembe

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