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Foot-Afrique: suppression du CHAN, un manque à gagner pour les joueurs locaux  

La 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui s’est clôturée, dimanche 18 janvier 2026, à Rabat au Maroc, a été émaillée de plusieurs annonces concernant le football au niveau de l’Afrique. Parmi elles, la suppression du CHAN, (le Championnat d’Afrique des Nations) qui était réservé aux joueurs évoluant sur le continent.     Bien que les motifs évoqués par le président de la CAF, Patrice Motsepe, soit jugés de fondés, plusieurs analystes sportifs, parmi lesquels Ismaël Kabuyaya, déplorent un manque à manque à gagner pour les joueurs locaux.

Crée pour valoriser les joueurs  évoluant dans les championnats locaux, le CHAN a longtemps servi de vitrine pour découvrir de nombreux talents africains.

« Evidement, c’est un manque à gagner pour les joueurs qui évoluent dans leurs différents championnats, parce que c’était une façon pour eux de profiter de la visibilité du CHAN pour être vus par des recruteurs de grands clubs, pour être vu par des recruteurs d’Europe. Vous allez vous  rappeler par exemple du cas de Jonathan Bolingi, de Méchack Elia, de Jaffté Kitambala très récemment, qui évolue aujourd’hui à Azzam, coaché par Florent Ibenge. C’était une vitrine pour ces joueurs, qu’ils soient congolais, sénégalais, maliens ou tanzaniens, d’être vus par des recruteurs », fait remarquer Ismaël Kabuyaya,  analyste sportif congolais évoluant à Butembo au Nord-Kivu.

Pour combler ce vide, y compris celui créée par la périodicité de la CAN qui est passé de 2 à 4 ans, la CAF annonce la création d’une Ligue des Nations Africaines, intégrant aussi des joueurs évoluant en Europe.

Pour Ismaël Kabuyaya, c’est l’Europe qui gagne :  

« Cela donne raisons  à ceux qui disent que Patrice Motsepe travaille pour l’Europe, parce que si vous voyez, il dit que la Ligue des Nations remplace le CHAN, mais la Ligue des Nations va se jouer selon le calendrier des Européens, pas selon le calendrier de l’Afrique. C’est là même le problème qui est en train d’être soulevé ».

Accusée d’être très couteux, le CHAN ne faisait pas l’unanimité parmi les pays africains. Certaines nations avaient déjà refusé d’y participer,  notamment l’Egypte, la Tunisie et l’Afrique du Sud.

Jackson Sivulyamwenge

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