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Butembo : L’occlusion intestinale, une urgence fréquente et mortelle chez les enfants, selon une étude présentée à l’UCG

L’occlusion intestinale, une obstruction partielle ou totale de l’intestin, constitue une urgence médico-chirurgicale chez les enfants de 0 à 15 ans à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. C’est ce que révèle le travail de mémoire présenté et défendu ce mardi 29 juillet par Baruti Olivier, finaliste en médecine humaine à l’Université Catholique du Graben (UCG).

Son travail porte sur la prévalence et les facteurs de pronostic des occlusions intestinales chez les enfants de 0 à 15 ans en ville de Butembo. L’étudiant est parti du constat selon lequel les enfants de cette tranche d’âge, en tant qu’êtres particuliers en phase de développement, décèdent en milieu hospitalier par manque de personnel qualifié et de matériel adapté dans les hôpitaux.

« Raison pour laquelle j’ai essayé de voir quelle est la prévalence de cette pathologie-là et quels sont les facteurs qui conduisent souvent à la mort de ces êtres-là qui sont un peu particuliers », motive le finaliste en médecine. Ses recherches ont été menées notamment dans les hôpitaux généraux de référence de Kitatumba et de Katwa, à l’hôpital de référence secondaire de Matanda, ainsi qu’aux Cliniques Universitaires du Graben, entre janvier 2020 et décembre 2024.  Selon lui, ces structures ont été choisies parce qu’elles disposent d’un personnel plus ou moins formé, capable de prendre en charge les enfants de cette tranche d’âge.

« Comme résultat, sur une population de 1700 enfants présentant des affections abdominales chirurgicales, nous avons constaté qu’il y avait 228 enfants avec occlusion intestinale aiguë, ce qui représentait 13,05 %. Et au cours de cette période-là, la mortalité était de 16,8 %. Et nous avons compris que c’était vraiment un problème sérieux. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 29 jours à 2 ans », fait-il savoir.

Parmi les facteurs de pronostic, le chercheur pointe l’âge, car les enfants de 0 à 28 jours ont été les plus exposés aux décès. Il évoque aussi les paramètres physiques à l’admission, c’est-à-dire les enfants admis en état d’hypothermie, qui sont également décédés. Il mentionne enfin les anomalies paracliniques, notamment les cas d’enfants admis avec une hémoglobine basse, qui ont également connu une issue fatale.  Pour pallier ce problème, le futur médecin recommande que le gouvernement mette en place un système de formation d’un personnel spécialisé, et rende disponibles des équipements médicaux de pointe dans les structures sanitaires.

Au personnel soignant, il recommande de diagnostiquer l’occlusion intestinale avant que les complications ne surviennent, et de référer les enfants à temps vers des professionnels compétents.

Jackson Sivulyamwenge

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