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RDC : une force hybride EAC-SADC-UA pour la sécurisation des entités sous occupation du M23, la  LUCHA pose des préalables

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) a salué, jeudi 27 février 2025,  la recommandation des chefs d’Etat-major des armes des pays de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) visant la création d’une force spéciale hybride EAC-SADC-Union Africaine pour la sécurisation des zones sous occupation du M23, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Toutefois, tout en saluant cette initiative, la  LUCHA salue pose certains préalables.

Pour Steward Muhindo, militant des droits humains et membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA), cette force ne doit pas venir cohabiter avec les rebelles du M23 comme c’est fut le cas avec la force régionale de l’EAC.

« En tant que Lucha, nous soutenons et nous sommes pour  toutes mesures, toutes décisions, toutes actions visant à pousser l’armée rwandaise et les rebelles du M23 à quitter le territoire congolais. A ce titre, pour nous, le fait qu’une force internationale  constituée de forces de l’EAC, de la SADC et de l’Union africaine soit déployée sur le terrain en remplacement de l’armée rwandaise et le M23, est une excellente nouvelle. Par contre, le simple fait du déploiement de ces forces n’est pas en soi une solution parce qu’on se rappelle notamment de la force de l’EAC qui était déjà sur place et qui cohabitait avec les rebelles.  Donc si c’est cela encore qui va avoir lieu, ça risque de ne pas produire de résultats. On a vu notamment beaucoup de forces, notamment celle de la MONUSCO qui est présente, mais qui n’engage pratiquement aucune offensive contre les rebelles. Et si c’est cela qui va être fait, ça risque de ne pas porter de résultats. Donc ce que nous espérons, c’est que ces forces ne vont pas  cohabiter avec les rebelles du M23 parce que c’est exactement l’erreur qu’a fait la force de l’EAC avant », espère-t-il.

Par ailleurs, Stewart Muhindo souhaite aussi que la mise en place de la force hybride soit rapidement suivie du redéploiement des Forces armées de la République démocratique du Congo.

« Deuxièmement, c’est que les zones que vont occuper ces forces vont progressivement être occupées par les forces congolaises parce que ce sont des territoires congolais, et ils doivent impérativement être progressivement réoccupées par les Forces armées de la République démocratique du Congo  », ajoute le militant pour la paix et les droits humains.

Au cours de leur réunion, vendredi 21 février, sur la crise à l’est de la RDC, les chefs d’Etat-major des armes des pays de l’Est (EAC) avaient procédé à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du sommet EAC-SADC récemment tenue à Dar es Salaam en Tanzanie. Outre la première recommandation, ils avaient  également la modification par les Nations unies du mandat de la Monusco, afin qu’elle aide à sécuriser les Nord-Kivu et Sud-Kivu.

Jackson Sivulyamwenge

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