
Les activités socio-économique peinent à reprendre dans plusieurs villages du groupement Mwenye en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Au moins quatre localités restent désertes depuis les dernières attaques attribuées aux rebelles ADF dans ces entités de la chefferie des Baswagha. C’est ce que déplore la nouvelle société civile congolaise de la place qui appelle au déploiement de l’armée pour rassurer la population.
Jérémie Muthano, président de cette structure parle des villages de Mausa, Lumba, Kiregha et leurs environnants. Les populations encore sous le choc après les attaques de janvier dernier, hésitent à y retourner.
La situation peine toujours à s’améliorer dans le groupement Mwenye, la population craint la présence des éléments UPLC. Certaines familles déplacées sont à Butembo, Kantine et ailleurs. Seuls quelques courageux sont visibles dans les villages. Souvent ils y arrivent pour se ravitailler à vivres avant de regagner leurs milieux de refuge», a-t-il rapporté à La Voix de l’UCG.
Toutefois, un retour progressif de la population, suivie de la reprise timide d’activités, est signalé dans les villages Masoya et Musenge. Ainsi, pour rassurer davantage la population et rendre effectif son retour, la nouvelle société civile sollicite le déploiement des soldats des forces armées de la République démocratique du Congo dans ces villages sous occupation des miliciens Mai-Mai souvent accusés de travailler de mèche avec les rebelles ADF.
« Nous plaidons pour la délocalisation des éléments UPLC actifs dans notre groupement, cela peut contribuer tant soit peu au retour de déplacés. Le gouvernement doit déployer les forces armées de la République dans ce village parce que nous avons aussi le droit d’être sécurisés par les FARDC »
De son côté, le porte-parole de l’armée dans la zone assure que les efforts sont conjugués pour le rétablissement de la situation sécuritaire afin de permettre le retour des personnes déplacées dans leur villages respectifs.
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