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Nord-Kivu : 15 morts dans une attaque des ADF à Bapere, la société civile appelle les forces loyalistes à parler un même langage

Le bilan de l’attaque attribuée aux rebelles ADF survenue dans le secteur de Bapere la soirée du jeudi 1er janvier a été revu à la hausse. Selon la société civile locale, 15 personnes ont été tuées, dont des civils et des éléments des forces de sécurité. Samuel Kagheni, qui en est président rapporte que les victimes se répartissent comme suit : neuf morts à Kilonge, cinq à Maendeleo-Katanga, et une personne tuée à Kyapula-Brazza. 

Parmi les personnes décédées figurent des civils, dont des enfants, mais aussi deux militaires. Plusieurs blessés graves, civils et militaires, ont été admis dans des structures sanitaires de la zone.

Face à cette situation, la société civile condamne avec la dernière énergie ces violences et appelle à une coordination renforcée entre les différentes forces présentes dans la zone, notamment les FARDC, les UPDF et les groupes d’autodéfense locaux.

« L’objectif est de parler d’une seule voix afin de mettre fin à la barbarie persistante de l’ADF, qui continue d’endeuiller les communautés du territoire de Lubero », explique Samuel Kagheni, qui en est le président.

La société civile réclame également l’ouverture d’enquêtes approfondies pour identifier les auteurs de ces attaques et traduire en justice tous ceux qui participent à l’insécurité dans la région. Elle appelle enfin la population à la vigilance, à la solidarité communautaire et à une collaboration étroite avec les forces de sécurité.

À la suite de ces événements, les activités socio-économiques restent paralysées à Manguredjipa, cette agglomération située à environ 7 kilomètres du lieu de l’incursion, tandis que des déplacements de populations ont été signalés dans plusieurs villages environnants.

Les attaques, marquées par de multiples crépitements de balles et des incendies de maisons, ont semé la panique dans plusieurs quartiers, notamment à Maendeleo-Katanga. La société civile évoque une « confusion sécuritaire généralisée, aggravée par la circulation de messages contradictoires sur les réseaux sociaux, qui auraient désorienté la population et compliqué l’intervention des forces sur le terrain.

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