
La société civile, forces vives du territoire de Lubero, plaide pour l’encadrement des combattants Wazalendo au sein de la Réserve Armée de la Défense (RAD). Cette recommandation est contenue dans une déclaration rendue publique dans la soirée de ce mardi 5 mai 2026.
Elle fait suite à la découverte macabre de deux corps sans vie, notamment celui d’un conducteur de moto-taxi et de sa cliente, inhumés dans un camp des Wazalendo à Kimbulu.
À en croire Muhindo Tafuteni, président de cette structure, les cas de torture et de meurtre commis par les combattants Wazalendo deviennent de plus en plus nombreux. Il fait état d’au moins 11 cas, incluant des décès documentés sur une période de six mois à travers le territoire.
Ainsi, la société civile estime que ces combattants, lorsqu’ils ne sont pas engagés sur les lignes de front, devraient être orientés par le gouvernement vers une formation approfondie au sein de la RAD. Elle appelle également à la réactivation du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRC-S).
Tout en demandant au gouvernement provincial la suppression des barrières illégales et une meilleure prise en charge des Wazalendo, la structure citoyenne estime que le secteur opérationnel Sokola I devrait interpeller les auteurs de ces exactions. Parallèlement, elle invite la justice à organiser des audiences foraines dans les villages où les abus ont été commis, pour décourager les auteurs.
Cette nouvelle découverte a été à la base de la paralysie des activités socio-économiques à Lubero-centre ce mardi. Peu avant, soit le lundi, c’est à Kimbulu que les activités étaient, à leur tour, paralysées. La société civile locale exige que les victimes ne soient inhumées qu’après que les auteurs aient répondu de leurs actes devant la justice.
Glodi Mirembe
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