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Butembo : 800 nouveaux cas de troubles mentaux enregistrés depuis janvier, le CEPIMA lance une campagne de consultations gratuites

Le Centre hospitalier neuropsychiatrique CEPIMA a enregistré environ 800 nouveaux cas de patients présentant des troubles mentaux spécifiques depuis le début du mois de janvier 2026. Selon le docteur Moïse Ighana, spécialiste en neuro-imagerie, plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, notamment la dégradation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu, ainsi que la consommation de tabac, d’alcool et de drogues. Il a livré ces chiffres à La Voix de l’UCG au cours d’une interview.Pour répondre à cette situation, le centre psychiatrique CEPIMA organise une campagne de consultations gratuites durant tout le mois de mai 2026.

Selon le docteur Moïse Ighana, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la commémoration du décès de la fondatrice du centre, Madame Kyakimwa Tamwasia Abia, décédée le 29 mai 2019. À travers cette campagne, le centre entend honorer la mémoire de celle qui s’était engagée pour la prise en charge des personnes vulnérables, tout en facilitant l’accès aux soins pour la population.

Le CEPIMA appelle ainsi la population à consulter dès l’apparition des premiers signes afin de prévenir les complications et d’améliorer la prise en charge des troubles mentaux et neurologiques.

« Les conséquences des conflits armés, du chômage et des conditions de vie difficiles, ainsi que les traumatismes liés à la perte de proches, peuvent entraîner des troubles psychologiques parfois aggravés par la consommation d’alcool, de tabac ou de drogues. Face à cette situation, nous invitons la population à consulter à temps avant que la situation ne s’aggrave. Il est important de se faire examiner tôt, car les conséquences peuvent être graves en cas de retard », ont averti les responsables.

À travers cette campagne, le CEPIMA espère non seulement soulager les patients, mais aussi sensibiliser la communauté à l’importance de la santé mentale, encore largement négligée dans la région, a conclu le docteur Moïse Ighana.

Julienne Muhima

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