
La société civile de la commune de Bulengera condamne l’arrestation, suivie de la détention arbitraire, d’un enseignant de l’Institut Makerere à Butembo, survenue l’après-midi de ce mercredi 15 avril 2026. L’acte a été commis par un groupe de sept présumés combattants Wazalendo en provenance d’une position basée à Bashu, dans le territoire de Beni.
À en croire John Paluku Kameta, président de la société civile de Bulengera, la victime aurait signé en tant que témoin sur un acte de vente d’une parcelle actuellement en conflit dans le quartier Mihake. Cette structure citoyenne qualifie cet acte d’atteinte grave aux droits humains. L’enseignant est resté entre les mains de ses bourreaux de 12h à 15h, et sa libération aurait été conditionnée par la remise de l’acte de vente de sa propre parcelle.
La société civile de Bulengera appelle à l’implication des autorités pour l’ouverture d’une enquête sérieuse afin que les auteurs soient arrêtés. Par ailleurs, elle conseille aux habitants de privilégier la résolution pacifique des conflits.
« La société civile commune de Bulengera exige : l’ouverture des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de cette arrestation illégale et de les traduire en justice ; le renforcement de la protection de cet enseignant et de tous les citoyens de la commune de Bulengera et de veiller à ce que de tels abus ne se reproduisent plus ; le respect des droits fondamentaux des citoyens par les tenants de pouvoir, et que tous les litiges fonciers et ou d’autres formes doivent être réglés par les voies légales et non par des actes d’intimidation.La société civile commune de Bulengera lance également un appel pressant à l’ensemble des habitants de la commune de Bulengera : qu’en cas de problèmes avec une tierce personne, il est souhaitable de recourir aux voies légalement acceptables et de privilégier la résolution pacifique des conflits entre citoyens ».
À Butembo, certains habitants recourent de plus en plus aux combattants Wazalendo pour régler leurs litiges ou faire valoir leurs droits. Cette tendance à se faire justice fragilise le tissu social.
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