Attaques ADF près de Butembo : la société civile appelle le conseil urbain de sécurité à renforcer les dispositifs sécuritaires

Après une série d’attaques revendiquées par les terroristes ADF, affiliés à l’Organisation d’État Islamique, dans le groupement Mwenye, près de la ville de Butembo, dans le territoire de Lubero, causant la mort de plusieurs civils, la société civile de Butembo interpelle le conseil urbain de sécurité. Elle lui demande d’allouer des moyens suffisants aux services de défense et de sécurité pour prévenir toute attaque ADF contre la ville.
Le coordonnateur de la société civile, Math Saanane, souligne que la ville de Butembo est géographiquement proche des entités récemment endeuillées par les massacres des ADF. Il cite notamment Makoko, Masoya et Mavwe-Mavwe, où les terroristes ont incendié des habitations en plus des pertes en vies humaines.
Pour les forces vives, ces incursions doivent impérativement interpeller les autorités sécuritaires et administratives, d’autant plus que la ville a déjà été la cible d’attaques par le passé.
« Il y a toujours des alertes de la population à ce sujet, mais en vain. On ne parvient pas à les prendre en considération et, au final, les gens meurent. Or, vous comprenez que Masoya ou Makoko sont tout près de Butembo. En quittant Butuhe, on atteint facilement ces entités. Nous sommes en danger. L’autorité urbaine doit prendre des dispositions pour ne pas revivre le drame de l’assaut contre la prison de Kakwangura », insiste-il.
Afin de prévenir toute nouvelle incursion, Math Saanane préconise un renforcement du renseignement, tant au centre-ville que dans la périphérie. La société civile estime également que le maire policier devrait collaborer étroitement avec les chefs de base pour que les alertes sécuritaires soient remontées en temps réel.
« Il faudrait mettre à contribution toutes les autorités de base, car elles sont en contact permanent avec la population. De notre côté, nous devons collaborer parfaitement avec elles pour signaler tout mouvement suspect. L’état de siège a été instauré pour imposer la paix ; il faut donc que l’autorité urbaine déploie les moyens nécessaires afin que les services de renseignement suivent de près la situation aux environs de la ville », recommande Mathe Saanane
Pour rappel, la ville de Butembo a déjà subi une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF) en août 2022. Celle-ci avait visé la prison centrale de Kakwangura, entraînant l’évasion de plus de 800 détenus, dont certains avaient rejoint les rangs des terroristes.
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