Ituri : Une nouvelle incursion des ADF fait 5 morts à Otomabere

Cinq civils ont été tués au cours d’une nouvelle incursion des rebelles de l’ADF à Otomabere, un village situé en chefferie de Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu en Ituri. Pour l’ONG Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH), cette nouvelle attaque doit interpeller les armées congolaise et ougandaise engagées dans les opérations de traque de cette rébellion.
Selon Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’ONG CRDH, qui rapporte la nouvelle, c’est aux environs de 20 heures locales du jeudi 3 octobre que les assaillants ont été signalés dans ce village, prenant pour cible le quartier Mayalibo. Le bilan provisoire fait état de 5 civils tués, parmi lesquels une femme et son bébé. Ce dernier, dépêché à l’hôpital général de référence de Bwanasura-Caritas, a succombé quelques minutes plus tard, ajoute la même source, qui déplore également l’incendie d’une maison et d’une moto.
Cette nuit-là, les troupes des armées congolaise et ougandaise présentes dans cette zone dans le cadre des opérations conjointes sont intervenues.
« C’est grâce à leur intervention que les dégâts ont été limités, sinon nous aurions pu assister à un carnage », reconnaît Christophe Munyanderu.
Toutefois, la CRDH estime que cette attaque devrait interpeller la coordination de ces opérations, appelée à revoir ses stratégies dans la poursuite et la traque des terroristes ADF.
« Cette attaque ADF doit interpeller la coordination de ces opérations Shujaa, qu’elle ne pense pas que l’ennemi est déjà maîtrisé ou repoussé. Au stade actuel, les militaires engagés dans ces opérations doivent multiplier les patrouilles de combat de l’Est à l’Ouest pour s’assurer de la neutralisation complète de ces terroristes ADF dans la région », fait savoir ce défenseur des droits humains.
Cette attaque intervient alors qu’il s’observait déjà un retour progressif de la population au centre d’Otomabere, principale agglomération de la chefferie de Walese-Vonkutu, en groupement de Bandavilemba, territoire d’Irumu.
Jackson SIVULYAMWENGE
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