Societé

1er mai à Butembo : une fête du travail dans la sobriété dans un contexte de précarité persistante

Ce vendredi 1er mai 2026, la République démocratique du Congo a célébré la Journée internationale des travailleurs, décrétée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national.

À Butembo, les administrations publiques ainsi que plusieurs entreprises privées ont suspendu leurs activités, respectant ainsi ce jour férié.

Cependant, d’après le constat réalisé par La Voix de l’UCG, la fête du travail s’est déroulée sans véritable réjouissance. Sur le terrain, l’ambiance est restée peu festive. En dehors de quelques initiatives internes organisées dans certaines structures, de nombreux travailleurs, y compris dans la fonction publique, n’ont pas pu donner un éclat particulier à cette journée.

Pour une grande partie des salariés, les rémunérations sont soit inexistantes, soit largement insuffisantes. Pour ceux qui perçoivent un salaire, celui-ci demeure dérisoire et incapable de couvrir les besoins essentiels du mois. Dans ces conditions, toute dépense liée à une célébration devient un luxe inaccessible.

« Malgré les multiples engagements des autorités, une large partie de la population continue de subir les effets d’une répartition inégale des richesses nationales », a confié à La Voix de l’UCG un agent de carrière publique ayant souhaité garder l’anonymat. Celui-ci dénonce la corruption, les détournements et le pillage des ressources naturelles.

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