Nord-Kivu : Soulagement des usagers après l’annonce de l’asphaltage de la rue Mgr Kataliko à Butembo

Les usagers de la rue Monseigneur Kataliko expriment leur satisfaction après l’annonce faite par le gouverneur du Nord-Kivu, le général Evariste Somo, concernant l’asphaltage imminent de cette artère, lors de la clôture de la semaine Mgr Kataliko le dimanche 5 octobre, dans la cathédrale de Butembo-Beni.
Selon l’annonce, les travaux porteront sur le tronçon Takenga–ITAV, et des sources proches du dossier indiquent qu’ils pourraient s’étendre jusqu’au site Horizon de l’Université Catholique du Graben (UCG), soit environ 3 km. Le pont en construction à la limite de la concession de l’ITAV et de la cellule Vusenzera est réalisé conformément aux normes, en préparation de l’asphaltage.
Les habitants saluent cette mesure attendue depuis longtemps et espèrent que les travaux débuteront dans les meilleurs délais.
« Nous sommes heureux d’apprendre qu’ils vont goudronner cette avenue. Si le gouverneur décide de goudronner tout le centre, de cacher les trous et d’éliminer la poussière, ce sera une bonne chose pour nous, les motards. »
« Le goudron ? C’est une excellente nouvelle. La poussière et les secousses nous dérangent beaucoup. S’ils mettent le goudron, cela nous aidera énormément. »
« Ce n’est pas un problème d’amener le goudron. Le problème serait de nous chasser d’ici et de jeter nos kiosques alors que nous n’avons pas où aller. Qu’ils ne nous chassent pas, nous sommes loin de la route. »
« Mettre le goudron, c’est un symbole de développement. Nous voulons le développement. S’ils nous demandent de quitter, nous le ferons temporairement pour leur permettre de travailler. »
La rue Monseigneur Kataliko, située au cœur de la ville, souffre depuis plusieurs années d’un état de délabrement avancé, rendant la circulation difficile, notamment en saison de pluie. L’annonce du gouverneur est perçue à la fois comme un acte de reconnaissance envers la mémoire de l’ancien évêque de Butembo-Beni et comme un pas vers le développement urbain.
Julienne Muhima et Georges Kisando Sokomeka
Partager:



